Paris

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« Avec du soleil, même un cimetière est gai » (Tchekhov)

Parmi la multitude de variétés de parcs et jardins, se détache une catégorie bien distincte; celle des cimetières. Les plus étendus et arborés d'entre eux sont paradoxalement des lieux emplis de vie, où les végétaux séculaires jouent avec le soleil, où les oiseaux s'en donnent à cœur joie, se posant indifféremment sur la pierre d'un inconnu ou d'un illustre être humain, et où il fait bon laisser vagabonder ses pensées. Ci-dessous, les instantanés de quatre cimetières français remarquables, qui vous donneront probablement une petite idée de mon obsession pour les portes des tombeaux. Métal rouillé, peinture craquelée et mousse envahissante, le tout dans un écrin pierreux; une esthétique presque évidente! Cimetière Miséricorde (Nantes) Le "Père Lachaise nantais" Cimetière de Montmartre (Paris) Dénivelés et curiosités sous le viaduc La plus étrange tombe que j'aie jamais vue... Cimetière du Montparnasse (Paris) Petit frère du Père Lachaise Cimetière de Passy (Paris) Grandiloquence   Mausolée de Marie Bashkirtseff Inscription sur le monumental mausolée de Marie Bashkirtseff Peintre et sculptrice d'origine ukrainienne, Marie Bashkirtseff a passé l'essentiel de sa vie en France. Son Journal, tenu sans interruption depuis l'âge de 12 ans jusqu'à sa mort à seulement 25 ans, est aujourd'hui conservé à la BNF. J'en aime particulièrement cet extrait, datant du 9 mars 1879: Savez-vous que c’est une grande consolation que d’écrire ! Il y a des choses qui vous détruiraient si vous ne les destiniez à être lues et par conséquent « divisées à l’infini ». Son tableau Un meeting, présenté au Salon de 1884, est aujourd'hui exposé au musée d'Orsay.

Par |19 août 2015|Flora, Nantes, Paris|2 Commentaires

Le jardin mappemonde d’Albert Kahn

Dans les Hauts-de-Seine, à Boulogne-Billancourt, est implanté le musée départemental Albert-Kahn.  Albert Kahn (1860-1940) est un banquier et grand mécène français. Humaniste et passionné de sciences, il va consacrer sa vie à l’établissement de la paix universelle. Sa fortune et son influence lui permettront de mettre en place de nombreuses institutions dédiées à l’Autre et l’Ailleurs, visant à favoriser la compréhension entre les peuples et la coopération internationale. http://albert-kahn.hauts-de-seine.net/ Le millionnaire philanthrope est notamment le créateur des "bourses autour du monde" qui ont permis à de jeunes enseignants de voyager et d'appréhender d'autres réalités ; ou encore les "Archives de la Planète", vaste projet de films noir et blanc et photographies réalisés autour du monde, capturant sur le vif des instants dans différents pays et au sein de différentes cultures. A l’image de son idéal de paix universelle, Albert Kahn va créer sur 4 hectares un véritable jardin dit « de scènes » qui unit différents pays, invitant le visiteur à réaliser un petit tour du monde grâce aux végétaux et paysages représentés. Premiers pas dans le village japonais Créé à la suite d’un voyage au Japon à la fin du XIXe siècle, Albert Kahn a fait venir spécialement des artistes du pays du Soleil-Levant pour concevoir ce premier jardin. On y trouve deux maisons d’habitation rapportées en pièces détachées depuis le Japon. Entrée dans le jardin anglais Crocus et jonquilles se déploient sur une pelouse bordée d’une rivière. Un pont surplombe l’eau. Poursuite dans la forêt vosgienne Aussi étonnant que cela puisse paraître ! Né en Alsace, Albert Kahn a voulu rappeler les paysages montagneux de son enfance. Un chemin de terre battue se sépare en quatre, s’enfonçant entre les pins et les épicéas. Forêt dorée, forêt [...]

Par |9 mars 2015|Aurélie, Boulogne-Billancourt|22 Commentaires

Pendant ce temps à Paris…

Petite galerie de photos sur la capitale et ses alentours Paris...  La Ville Lumière. Celle-là même qui fait tant rêver la planète. Pour ma part, je suis née en périphérie, loin du Paris touristique. Ici, le terme métro-boulot-dodo ne s'est jamais aussi bien appliqué : faire deux heures de transport par jour, voire trois, est devenu la norme des banlieusards. Si tout fonctionne bien, évidemment - et c'est loin d'être gagné. Mais les transports et la foule mis de côté, Paris garde des avantages certains. Quel parisien n'a jamais flâné dans le Marais, piétiné dans la queue pour les dernières expos d'art en vogue, été s’asseoir à la terrasse d'un café un jour de grand soleil ou monté les escaliers de Montmartre ? Alors Paris, oui, on s'y attache... en même temps qu'on aspire à partir le plus loin possible de l'activité fourmillante de la capitale. De toute façon, ne dit-on pas : Un vrai parisien aime autant sa ville qu'il la déteste ? Vous n'êtes pas d'accord ? C'est vous qui voyez... Vue futuriste de la Défense depuis la Fondation Louis Vuitton Descente dans les catacombes de Paris, plus grande nécropole du monde Vue du quai Saint-Michel depuis les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris La tour Eiffel de nuit La pyramide du Louvre, sur la cour Napoléon Cocktails de fruits du côté des Champs-Élysées Pause sucrée au Café des Chats Un endroit incontournable Running au parc de Marly-le-Roi, un matin d'hiver L'Orangerie du château de Versailles Vue du château de Saint-Germain-en-Laye depuis le parc Forêt amazonienne, sur le sentier qui mène aux champs de manioc (Oulà, stop, erreur de manipulation, arrêtez tout, arrêtez tout !)  

Par |3 février 2015|Aurélie, Paris|17 Commentaires

Miscellanées parisiennes

Il nous arrive de l'abhorrer, et pourtant Paris regorge encore de pépites, crépitant dans leur enceinte de bitume et d'air vicié. Depuis mon retour dans la cité des Columbidés, nombre d'entre elles ont illuminé mes journées. Cet article n'a pas vocation à être un plaidoyer, mais bien plutôt un recueil de beautés qui m'ont touchée et intriguée. Autant mettre cela derrière nous d'entrée de jeu, il ne sera pas question ici de Tour Eiffel. Cette photographie l'illustre bien, en la maintenant au loin, comme noyée sous la végétation qui semble la cerner de toute part. Nous sommes au cœur de l'île St Germain, petit joyau de verdure de vingt hectares où il fait bon se perdre et bouquiner sous les feuillages. Les sons de la ville ne s'y distinguent pratiquement plus, recouverts par le chant des oiseaux. En bordure de Paris, à Issy-les-Moulineaux, ce parc départemental n'a trouvé sa vocation actuelle qu'au début des années 1980. Au VIème siècle, l'île était la propriété de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés. Les moines y cultivaient leurs potagers, dont subsiste aujourd'hui un verger. Divers projets démesurés de quartier résidentiel menacèrent tour à tour les terrains, avant que l'armée n'y campe à partir de 1873, tandis que la partie en aval de l'île hébergeait près de 2 000 habitants, une quarantaine de commerces et diverses activités polluantes. L'opération de réhabilitation lancée à la fin des années 70 combina création d'espaces verts dédiés aux loisirs en amont et « laboratoire d'architecture » en aval, notamment la construction d'immeubles signés Jean Nouvel et Philippe Starck. Retour sur les pavés: l'architecture est parfois surprenante dans la capitale, comme ici pour l'Institut d'Art et d'Archéologie, rue Michelet. Ce bâtiment, édifié de 1925 à 1930 par l'architecte [...]

Par |13 octobre 2014|Flora, Issy-lès-Moulineaux, Paris|5 Commentaires